France, première destination œnotouristique européenne en 2030 : une stratégie ambitieuse dévoilée

France Tourisme et Oenotourisme

L’objectif est clair : faire de la France la première destination œnotouristique d’Europe d’ici 2030. C’est à Saumur, au cœur de la Loire viticole, que la nouvelle feuille de route de l’œnotourisme français a été présentée le 8 juillet 2025. Portée par Nathalie Delattre, ministre déléguée chargée du Tourisme, et par le Conseil Supérieur de l’Œnotourisme, cette stratégie vise à dynamiser une filière en pleine mutation. Zoom sur une ambition nationale.

Un contexte favorable, mais encore perfectible

Avec plus de 12 millions d’œnotouristes chaque année, la France est déjà une grande destination du vin. Le chiffre est en croissance constante (+20 % depuis 2016), porté par la notoriété de ses appellations, l’essor du tourisme de terroir et la diversification des offres viticoles. Pourtant, le potentiel reste sous-exploité.

Le constat est simple : trop de freins administratifs, un manque de lisibilité pour les touristes, des difficultés d’accueil et un déficit de coordination nationale. Il devenait urgent de proposer un plan d’action cohérent pour rivaliser avec des voisins européens très offensifs, comme l’Italie ou l’Espagne.

Une feuille de route construite avec les acteurs du terrain

La feuille de route 2025-2030 n’est pas un simple document théorique : issue d’un travail collectif avec les régions viticoles, les interprofessions, les agences de développement touristique et les vignerons, elle fixe des priorités claires pour l’œnotourisme. Il s’agit de faciliter l’accueil dans les domaines viticoles en simplifiant les démarches d’ouverture au public (horaires, dégustation, accessibilité), d’assouplir les contraintes urbanistiques pour créer ou étendre des structures dédiées, d’encourager l’événementiel œnotouristique via un soutien financier accru aux festivals, portes ouvertes et animations, et de renforcer la lisibilité de l’offre grâce à un portail national et une signalétique harmonisée.

Dans cet esprit, l’ancien ministre Hervé Novelli, aujourd’hui président du CSO, souligne l’importance de « faire tomber les barrières qui freinent l’expérience oenotouristique au quotidien ».

Une ambition pour les territoires

L’enjeu est aussi territorial : de la Champagne à la Provence, du Bordelais à l’Alsace, toutes les régions viticoles sont concernées. L’objectif est de fédérer les acteurs locaux autour d’une stratégie commune, avec un rôle renforcé pour les CRT (Comités Régionaux du Tourisme) et les interprofessions.

Ce plan vise aussi à diversifier les profils de visiteurs : touristes internationaux, familles, jeunes actifs, amateurs de gastronomie… L’œnotourisme n’est plus réservé aux initiés. Le développement de formules immersives, de parcours digitaux, et d’expériences sensorielles fait partie des axes prioritaires.

Conclusion : une invitation à la découverte

La France se donne les moyens de ses ambitions. Avec une stratégie claire, des mesures concrètes, et une volonté d’impliquer les professionnels du vin, elle entend redevenir la référence européenne en matière d’œnotourisme.

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